El Hispalis

Photo par Georges Dutil

Que ce soit après un orage d’été ou entre deux tempêtes de neige, El Hispalis groupe québécois de flamenco fusion mainstream, illumine les cœurs des spectateurs. Quand ils sont sur scène, les textes sont légers et les rythmiques entraînantes.

Comme beaucoup de groupes, El Hispalis a connu un certain remue-ménage avant de trouver sa forme actuelle. Né en 2012, le groupe a vu passer plusieurs membres avant d’être composé officiellement de Stefano Pando, Yannick Strawinski, Sébastien Blackburn, Michel Brindis Medrano, Clarence Corbeil et Sophie Pinard.

Si les anicroches entre les légendaires Gypsy King (célèbre groupe gitan de flamenco et influence d’El Hispalis) ont fait les manchettes des journaux et ont mené à une dissociation du groupe entre les «vrais» et «faux» Gypsy, Stefano le membre fondateur du groupe est bien conscient des difficultés. Mais avec le noyau dur qu’il s’est constitué, il est confiant de pouvoir faire rouler son groupe.
Il faut dire que Stefano est un vieux routier de la guitare classique. Après avoir joué de nombreuses années du luth et enregistré des albums, il s’est tourné vers le rock puis l’électro, avant de retomber dans le flamenco. «Quand j’étais jeune, mon père écoutait Manitas de Platas dans l’auto. C’est ce son de guitare que j’aime et qui est revenu plus tard», explique Stefano. Manitas de Platas, oncle des Gypsy King, et célèbre guitariste de flamenco.

Depuis quelques années, Stefano jouait du flamenco dans des bars, des cafés… partout où il pouvait finalement. Même si Montréal est la scène flamenco la plus active au Canada, cette musique reste institutionnalisée dans un cercle restreint… à l’opposé de sa tradition européenne. Mais Stefano n’a pas attendu qu’on l’invite, il a pris les devants. Sur la route de ses scènes, un restaurant de la Petite-Italie à Montréal dont le propriétaire était un féru de culture andalouse. «C’est lui qui m’a donné le nom d’El Hispalis. Il m’a dit que c’était la tradition dans cette culture et qu’il allait me le choisir.» El Hispalis, le nom de latin de Séville, auquel le groupe a couplé un logo de taureau aux couleurs jaune et rouge. Difficile de manquer la référence à la mère patrie du flamenco.

Si la qualité musicale est la première chose que l’on note du groupe, leurs chansons sont accompagnées de textes «difficiles à écrire» explique Stefano. Lui compose la musique (son terrain de prédilection) mais écrit également la majorité les textes. Français, espagnol et anglais sont à l’honneur. Pas de textes transcendants, mais des paroles légères qui s’accompagnent parfaitement d’un verre et de quelques amis.

Pendant son spectacle, le groupe interprète ses compositions, des reprises des Gypsy King et des classiques du flamenco. Entre 2 cante du chanteur, Yannick, le groupe entonne quelques solos de guitare traditionnels. Réjouissez-vous! El Hispalis puise autant dans la tradition que la modernité.

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