Éric Arson

eric-arson-bistro-ste-cathSi l’animateur de radio se compare souvent à un plombier qui effectue parfaitement son travail, l’autre Éric Arson, le petit garçon avec des rêves qui sommeillent en lui, est surtout un routier.

Et de la route, il veut en faire et pas seul de préférence. À bord de son autobus, il va s’arrêter devant chaque autostoppeur pour lui proposer une ride, car faire un bout de chemin ensemble est toujours plus plaisant. Sa route est celle de la poésie et il l’a empruntée il y a plus de 15 ans de cela.

Comme le dit lui-même Éric, il n’a toujours fait que de la radio. Quand certains se cherchaient des jobs d’été dans des restaurants ou des entrepôts, lui s’installait déjà devant le micro pour faire résonner sa voix à travers les ondes. Quand il a commencé, Éric percevait la radio comme un moyen de parler d’art et de culture.

Puis le temps passe, l’animateur radio acquière de l’expérience et continue sa carrière dans des radios commerciales. Mais petit à petit le feu sacré, la passion qui l’animait, ont disparu. «Je suis un bon soldat. Il y a un travail à faire et je vais bien le faire. » Quand vous l’entendrez sur les ondes, Éric sera un modèle d’animateur auquel sa station n’aura rien à reprocher.

Mais il existe un autre Éric, le jeune garçon qui étudiait les beaux-arts et qui a la passion de la poésie québécoise en lui. Auteurs, livres, nombre de publications, rien ne lui échappe. « Savais-tu qu’il sort 400 livres de poésie par année au Québec ? Et en as-tu chez toi ? Qui en a chez soi ? » À bord de son autobus poétique, il veut porter la poésie dans les chaumières québécoises. Il rêve qu’un jour, une mère dépose un livre de poésie dans une boîte à lunch, comme elle y déposerait autre chose. Un geste banal pour le plaisir.

Avec toujours cette synchronicité omniprésente, Éric Arson débarque par un 15 mai 2015 au Ste-Cath. Par le passé, il avait suivi pendant 3 ans les Respectables, et ce soir-là, il venait assister pour la première fois à un spectacle de Pascal Dufour depuis la séparation du groupe. Pendant cette soirée, Éric a rencontré Patrick et Raymond. L’animateur radio a en tête depuis plusieurs années de publier son propre livre de poésie, tandis que la maison d’édition de l’organisme, les Éditions TNT, viennent d’être acceptée comme maison d’édition agréée. Deux ambitions qui se rencontrent.

À partir de cet instant, les projets conjoints entre l’organisme et Éric fleurirent. D’abord avec la fête des 50 ans à Éric au Ste-Cath où il a eu l’opportunité de découvrir la chanteuse Andréanne Martin dont il tomba sous le charme ; puis avec les soirées de poésie à micro-ouvert et en 2016 avec son premier livre de poésie. Tout un programme !

Si l’animateur radio est aussi investi dans la vie du Ste-Cath, c’est parce qu’il y retrouve les valeurs et la philosophie du jeune Éric qui sommeillait en lui. Il raconte comment depuis les années 1980, il n’avait plus ce sentiment de connexion et d’appartenance à une communauté. Le Ste-Cath a été un coup de cœur, « un port d’attache ». Comme lui, les têtes dirigeantes du bistro travaillent pour la valorisation de la culture et la professionnalisation des artistes.

« J’ai retrouvé le petit gars en moi », dit-il. Ce petit gars, il a mis plusieurs années avant de le reconnaître et de lui laisser une part suffisante dans sa vie. En 1998, il fait un voyage en Jamaïque et est impressionné par la vitalité et la force de la culture de ce pays.

Dans un même temps, Éric sature de la vie dans une radio commerciale, alors en 2001, il saute le pas et se met à son compte pour vivre pour et par son art. Pendant ces mois, il recommencera à écrire de la poésie, à peindre et à dessiner. Mais le pas est sauté trop vite, Éric n’a pas pris le temps de se préparer à ce changement de carrière… moins d’un an après il retourne en radio pour gagner sa vie.

Cette expérience a été douloureuse car elle a donné la fausse impression que le jeune Éric, le passionné d’art et de culture, ne valait rien. À partir de ce retour en radio, l’animateur amorce une pente descendante qui le conduit jusqu’à l’alcoolisme. C’est 8 années plus tard, alors qu’il s’effondre à cause de l’alcool une demi-heure avant de prendre l’antenne que le déclic se fait, il doit se reprendre en main.

Progressivement, il va entamer une « auto-thérapie » inspiré du livre Libérez votre créativité de Julia Cameron. Tous les matins, il se vide la tête en écrivant ce qui lui traverse l’esprit, il s’accorde des moments personnels pour faire une activité qu’il aime, etc. Après quelques temps, Éric Arson arrive à une évidence : il n’a pas à choisir entre les deux Éric, l’animateur et le poète. Les deux peuvent cohabiter et avec l’arrêt de la consommation d’alcool, c’est la résurgence de son art.

Depuis lors, Éric est dans un cercle vertueux qui l’a conduit au Ste-Cath par ce 15 mai 2015. Prochainement, avec la parution de son premier recueil de poésie, il va se prouver à lui-même et au reste de la communauté artistique que le jeune Éric est toujours présent et a du mordant. Le Ste-Cath sera son nouveau levier pour s’accomplir. Comme il dit, « Tout se fait en toute simplicité au bistro, on y retrouve du vrai et surtout ils sont ouverts à tout. »

Depuis sa première entrée au Ste-Cath, Éric a fait la rencontre de l’adorable et talentueuse Andréanne Martin. Originaire de Québec, la demoiselle a notamment fait partie de l’équipe d’Ariane Moffatt à l’émission La Voix en 2013, pour ensuite poursuivre au Festival de la chanson internationale de Granby, le Festival Arc-en-ciel de Québec et aux Francofolies de Montréal.

Par une banale soirée de juin, Éric est au Ste-Cath tandis que la chanteuse est sur scène et en envoie, Éric est sidéré, il est sous le charme. Après le spectacle, la conversation se lie entre les deux artistes et hasard de la vie, Andréanne revient au Ste-Cath le 30 juillet, le jour de la fête d’Éric. En plus d’être une artiste talentueuse, Andréanne a prouvé qu’elle est aussi une femme de cœur. Avec Jacques, le meilleur ami d’Éric, elle va lui organiser une soirée pour que l’animateur radio et ses convives savourent le moment. Et tous ont été aussi comblés par elle que par le bistro !

Depuis, Éric et Andréanne sont devenus des collaborateurs et multiplient les projets ensemble. La belle a prêté sa voix pour lire les textes de poésie d’Éric, tandis qu’elle va aussi participer aux nouvelles soirées de country que Jacques, le meilleur ami d’Éric, va organiser au Ste-Cath. Par un simple spectacle de Pascal Dufour un 15 mai s’ensuit une foule de projets et de rencontres qui n’ont de fin que leur imagination et l’agenda du bistro.

Quand on écoute le gérant du Ste-Cath en parler, on comprend vite la grandeur que le lieu a pour lui et pour d’autres artistes. Il parle d’un bistro qui regroupe des professionnels et passionnés de culture qui, pris individuellement, subissent bien souvent le milieu. Mais s’ils sont réunis sur une même scène, ils deviennent plus forts et crée un bout d’histoire pour changer la donne. À l’image du célèbre Lenox lounge dans Harlem qui voyait passer des grands du jazz comme Billie Holiday ou Miles Davis.

Le Bistro socialement engagé

Avec son ambiance chaleureuse et sa cuisine mariant terroir et création, Bistro Le Ste-Cath offre une scène culinaire et artistique de choix.

Que les artistes soient issus des arts visuels ou littéraires, underground ou conventionnels, le Bistro sera le point de rencontre des arts à Montréal.

Son personnel accueillant aura à cœur de vous faire vivre la plus agréable des expériences. Profitez de sa terrasse et de sa salle pour apprécier l’ambiance et les spectacles.

Bistro Le Ste-Cath est idéal pour les soupers entre amis, les mariages, dîners d’affaires…

100% des profits reversés

Bistro Le Ste-Cath est le nouveau né de l’organisme communautaire Journal de la Rue.

Actif depuis près de 25 ans dans l’intervention auprès des jeunes marginalisés, l’organisme s’est diversifié au fil du temps pour devenir également une couveuse d’artiste.

Sa galerie située au Café Graffiti, au 4237 rue Ste-Catherine Est, est également un milieu de vie pour les jeunes. Qu’ils fassent de la danse, du graffiti, de la musique… tous y trouvent une place pour s’exprimer.

Au fil du temps, l’organisme a évolué pour soutenir les jeunes et les a aider à se professionnaliser. Aujourd’hui, ils produisent, exposent… et sont reconnus dans leur domaine !

Bistro Le Ste-Cath est la continuité naturelle du Journal de la Rue.

Raymond Viger, directeur général : « Manger au Bistro Le Ste-Cath permet de soutenir l’intervention auprès des jeunes. 100% des profits sont reversés au Café Graffiti. »

Éric Arson, 50 ans, 33 ans de radio, un site web et un livre!

Et Éric en avait long à fêter: ses 50 ans, 33 ans de radio, le lancement officiel de son site Internet, la présentation d’un film basé sur ses poèmes et qui mènera à un lancement officiel de son livre.

Pour commander le livre d’Éric Arson: http://editionstnt.com/eric-arson/

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