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La loi sur les Indiens a été mise en vigueur en 1867. Elle avait officiellement pour but de protéger les terres ancestrales des Premières Nations des colons. Malheureusement, cette loi permettait surtout d’assimiler et de contrôler les Autochtones. Le gouvernement sud-africain s’est d’ailleurs inspiré de cette législation canadienne pour créer l’apartheid en 1940.
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On y trouve les Mohìgan – les loups –, puis les Kigos – les poissons –, les Amik – les castors… Tous des animaux emblématiques des Premières nations, qui prêtent leurs noms aux salles de jeu colorées du Centre de la petite enfance (CPE) Abinodjic-Miguam, à Val-d’Or. Dans ce bâtiment attenant au Centre d’amitié autochtone (CAAVD), 130 enfants de toutes origines – plus de 40 sont cris ou anishnabek («le vrai peuple», terme par lequel se désignent les Algonquins) – fabriquent des capteurs de rêve, chantonnent des comptines en anishnabe et surtout, apprennent à apprécier et respecter la culture de leurs camarades.
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Encouragés par l’anonymat urbain, souvent sans réseau social en ville, les Autochtones qui quittent leur réserve risquent fort de développer une dépendance à l’alcool, au jeu ou à la drogue, lit-on dans un mémoire sur l’itinérance à Val-d’Or publié récemment par le CAAVD.
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Nous nous tenons à l’entrée des blocs cellulaires, mon jeune ami et moi. La récréation vient juste de commencer ; les gens nous bousculent en passant.
B* a 22 ans, il est grand, calme et il apprend à lire. Mais aujourd’hui, nous ne lisons pas. Son attention est centrée sur une pile de photos qu’il tient à la main. Il me les montre, une à la fois.
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Une rencontre fortuite avec un détenu d’une prison fédérale a conduit Colin McGregor, diplômé en philosophie, journaliste condamné à perpétuité, à envoyer un court article improvisé à Raymond Viger, éditeur du magazine Reflet de Société. C’était en 2009. Leur collaboration, aidée par les membres de l’équipe de Raymond à Reflet de Société, a donné naissance à des années d’articles de l’intérieur expliquant aux lecteurs ce qu’était la prison.
Colin est sorti de prison en 2020 après plus de 29 ans derrière les barreaux. À partir de mi-2021, il a commencé à travailler à Reflet de Société pour Raymond et son équipe. Vue de ma cellule est un recueil de ses écrits carcéraux. Des récits bruts. Souvent touchant, parfois instructif, jamais ennuyeux.
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