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Capsule de français : Brève incursion (ou excursion?) dans le monde des paronymes!

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Les paronymes (et non pas les patronymes!) sont des mots dont la prononciation et l’orthographe se ressemblent, mais dont le sens diffère. Dans certains cas, il ne suffit que d’une différence d’une lettre ou d’une syllabe entre deux mots pour qu’ils soient des paronymes. C’est le cas d’éruption et d’irruption par exemple, où éruption signifie « faire sortir violemment », faisant référence à des matières volcaniques ou à des lésions cutanées et où irruption veut dire « se précipiter dans ». Il est préférable de bien les différencier pour éviter des phrases comme « j’ai fait éruption dans son bureau! », car, à moins d’être un volcan, on fait plutôt irruption dans le bureau de quelqu’un! De la même manière, accident et incident, colorer et colorier, immigrer et émigrer, prescrire et proscrire, venimeux et vénéneux sont d’autres exemples de paronymes. 

Un texte de Paméla Vachon – Dossier Éducation

La paronymie, du grec para « à côté » et onoma « nom », fait donc en sorte que certains mots sont faciles à confondre à l’oral ou à l’écrit. Ainsi, il est fautif d’interchanger les paronymes quand ce n’est pas dans un but stylistique. C’est pourquoi, afin d’éviter toute confusion possible, pour soi et pour les autres, le dictionnaire reste notre meilleur ami quand on hésite entre un mot et son paronyme. Prenons par exemple infecter et infester infecter signifie « provoquer une infection par contamination » et où infester veut dire « foisonner et envahir ». Imaginez maintenant qu’un patient fasse irruption chez son médecin et luidise « j’ai lu dans une revue infectée de fautes que je pouvais être infesté par la grippe! ». Qui voudrait créer un quiproquo de sorte qu’un médecin ne sache plus qui ou quoi soigner? Malgré tout, la paronymie n’est pas que source de fautes, elle peut aussi être source de style! En effet, la paronomase est la figure de style qui consiste à rapprocher des paronymes dans un énoncé afin de créer un effet accrocheur et parfois même poétique. On compte parmi les paronomases les plus connues des phrases comme « qui se ressemble, s’assemble », « qui s’excuse, s’accuse » et « qui vole un oeuf, vole un boeuf ». Cette figure de style est très utilisée dans les chansons, les publicités, les titres et les proverbes, car elle est attrayante et facile à retenir. Également, il existe un type de paronomase dite implicite qui consiste à utiliser un paronyme à la place d’un autre afin qu’il n’y en ait qu’un, mais que l’autre soit tout de même sous-entendu. On peut observer cette figure de style dans l’exemple suivant: « Je veux le grand Amour, le frais! » Ici, frais donne un nouveau sens à la phrase tout en sous-entendant vrai qui est le mot normalement attendu. Ainsi, cette phrase crée un effet de surprise chez quiconque la lit ou l’entend pour la première fois.

Mise en garde : bien que les paronymes puissent ressembler aux homophones et aux synonymes, il n’en est rien! Les paronymes se distinguent des homophones en ce qu’ils ne se prononcent pas de la même manière et ils se différencient des synonymes en ce que leurs sens sont différents. Enfin, j’espère que j’ai accompli mon attention, euh, mon intention de vous inculper, oups! de vous inculquer un imminent… non, un éminent désir de vous amuser avec cette merveilleuse langue qu’est le français!

27 capsules sur les difficultés de la langue française sont présentées par l’humoriste Fred Dubé.

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