Critique littéraire : Regard vers le futur par Raymond Viger

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Par Colin McGregor | Dossier Économie familiale et Politique

L’auteur bestseller Sarah Ban Breathnach écrivit : Le monde a besoin de rêveurs et le monde a besoin d’acteurs. Mais surtout, le monde a besoin de rêveurs qui le font. Voici un livre de la plume d’un de ses rêveurs pratiques.

Le  17ième tome du journaliste et intervenant Raymond Viger est parmi les plus inclassables de toutes ses œuvres. Rétrospective, commentaire, histoire, science-fiction… Classer le dernier livre de M. Viger, Regard vers le futur, c’est comme clouer du Jello au mur.

L’auteur lui-même le décrit comme un « roman – essai futuriste, » donc on va faire avec ça. Il utilise ses talents de vulgarisateur expert pour nous décrire les changements qui doivent être apportés au fonctionnement de nos villes si nous voulons survivre et prospérer encore 20 ans en tant qu’espèce.

Le bien-être social; les automobiles électriques autonomes; la pollution; la vie familiale; le recyclage; les changements climatiques; le jeu compulsif; tous sont parmi les sujets que M. Viger aborde dans ce recueil plein des faits et des projections de son imagination prodigieuse. Pour expliquer ses idées, il trace une lignée depuis son grand-père, typographe à La Presse, jusqu’à 20 ans dans le futur.  

Intervenant et militant depuis plus de 35 ans, Raymond Viger revient sur des thématiques que ses lecteurs réguliers à travers les pages de Reflet de Société et de la maison d’édition Éditions TNT vont connaître très bien. Les dangers du jeu compulsif, cible fréquente de l’esprit et de la bile de Viger, est l’un de ces sujets. Mais ses propositions sur le fonctionnement de nos villes sont nouvelles à la bibliothèque Viger.

Comment concevons-nous nos villes de demain ? Il suggère que toutes les voitures privées soient abolies, pour être remplacées par des voitures électriques autonomes. La technologie existe déjà. Soigneusement, il décrit comment ce système fonctionnerait. Son utopie de voiture électrique semble raisonnable et réalisable. Quand il fait un tour en arrière, c’est pour mieux comprendre le futur.

Nous sommes dégrisés par les révélations faites dans le livre sur la façon dont la nature, et l’humanité elle-même, peuvent faire des ravages sur l’humanité. Et on a la chance de lire un témoignage émouvant de Michel B., quelqu’un qui a beaucoup souffert grâce à sa dépendance au jeu au Casino de Montréal et ailleurs.  M. Viger a été l’un des premiers intervenants à se rendre compte qu’il y avait une forte augmentation du nombre de suicides lors de l’ouverture du Casino en 1993 et a fait pression sans succès pour que des conseillers soient sur place au Casino pour aider les joueurs compulsifs désespérés qui ont tout perdu. 

Et à la fin, il y a une supplication pour que nous acceptons les différences de l’autre, faite à travers le prisme de son propre esprit neuro-divergent. C’est une supplication pour traiter ceux qui sont différents avec gentillesse et grâce. La bêtise humaine est apparemment sans limites, mais aussi sans limites est la capacité de notre espèce à s’entraider et à se soutenir les unes et les autres. C’est que notre Jules Verne hochelagois aimerait nous faire comprendre.


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