Différents comme tout le monde

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« La différence étant souvent source de conflit, ce conte se veut un éloge à sa beauté, à sa nécessité et à l’importance de s’ouvrir à cette réalité afin de diminuer la violence et l’intimidation dans chacune de nos vies. » Voici le résumé de Kalin, premier conte d’une trilogie pour enfants de trois à huit ans qui met en valeur les différences de chacun. Son autrice est Martine Vézina, mère de cinq enfants et travailleuse sociale.

C’est Andréanne, 39 ans, fille aînée de Martine Vézina, qui a servi d’inspiration pour la création du personnage de Kalin, un jeune lapin qui apprend à vivre avec ses différences. Bien que la condition d’Andréanne puisse s’apparenter à une déficience intellectuelle, elle n’a pas de diagnostic clair.


« Ç’a été quelque chose d’assez difficile pour nous, parce que tout le monde se renvoyait la balle pour savoir qui devait lui offrir des services », raconte Mme Vézina. Sa fille a plusieurs handicaps, notamment visuels et cognitifs, qui ont nui à son développement.


« Au début, on s’était fait dire qu’elle ne parlerait pas et ne marcherait pas. » Aujourd’hui, Andréanne peut s’exprimer en langage des signes ainsi que verbalement, bien que cette deuxième façon nécessite une interprétation. « Elle marche, elle est autonome. Elle ne pourrait pas rester toute seule, mais elle est fonctionnelle », explique sa mère. Andréanne a quatre frères plus jeunes, ayant un écart d’âge avec elle de deux à dix ans.


« Gabriel, le plus vieux, a un lien particulier avec elle puisqu’il est le plus proche en âge et qu’ils ont vécu plus de choses ensemble », note Mme Vézina. C’est quand ses garçons ont commencé l’école qu’elle a compris que plusieurs élèves se moquaient de sa fille. Andréanne ne correspond pas aux normes de beauté dictées par la société et il est assez difficile de comprendre ce qu’elle dit, ce qui la rend plutôt sujette aux railleries.


« Mes garçons sont hypersensibles, explique l’autrice. Ils revenaient de l’école chamboulés parce qu’ils voyaient les gens se moquer de leur sœur. » Ça a été un déclencheur pour Martine Vézina, qui, à 40 ans, est retournée sur les bancs d’école pour faire une technique en travail social. Cette étape de sa vie lui a permis d’acquérir des connaissances et outils qu’elle a pu mettre en valeur dans ses différents livres.

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