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Les drogues de synthèse 

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Méthamphétamine, MDMA, ecstasy… Ces noms vous disent sûrement quelque chose. Ils désignent un certain nombre de ce que l’on appelle les « drogues de synthèse », c’est-à-dire des drogues fabriquées chimiquement en laboratoire. Leur degré de dangerosité varie selon les types de drogue, mais aussi selon leur mode de fabrication.

Un texte de Charlotte Robec – Dossier Toxicomanie

Plusieurs problèmes se posent. Tout d’abord, beaucoup d’entre elles représentent un danger en soi. Mais 43% du temps, la drogue achetée n’est pas, ou pas totalement, celle que l’on pense. Elle peut être coupée avec d’autres substances, moins coûteuses ou plus addictives.

La cocaïne, par exemple, contient très souvent de la méthamphétamine, beaucoup moins chère. Parfois, la meth est même vendue à la place de la cocaïne aux clients, qui se rendent compte que quelque chose n’est pas normal lorsque les effets ne diminuent pas au bout de quelque temps.

L’ecstasy, très populaire dans le milieu de la musique électronique, ne contient parfois même pas de MDMA, habituellement son principal composant, supposé rendre heureux et très empathique. Les pilules vendues contiennent souvent de la caféine, des amphétamines, ou toutes sortes de substances ; de plus, deux pilules identiques peuvent être composées de drogues complètement différentes, rendant ainsi la consommation risquée.

Il est alors conseillé aux consommateurs de faire des « tests de substance », qui consistent en un liquide, versé à petite dose, identifiant les drogues présentes. Plusieurs tests sont disponibles selon le produit que l’on cherche à identifier. Certains organismes, tels que la Fondation Caméléon, se déplacent dans les festivals avec des tests de substance afin de limiter les risques.


Le problème du fentanyl

Le fentanyl est un opioïde de synthèse très puissant utilisé par les patients cancéreux de plus de 18 ans recevant déjà un traitement continu par opioïde, afin de soulager leur douleur. Mais, comme la plupart des opiacés, il fait l’objet d’un usage détourné. En 2017, le fentanyl était la quatrième drogue la plus saisie par les autorités au Québec.

Le fentanyl pharmaceutique et licite se présente sous forme de comprimés ou de timbres. Il est plus puissant que l’héroïne et 100 fois plus puissant que la morphine. Certains consommateurs d’opioïdes extraient le produit des timbres en en retirant le gel afin de se l’injecter directement dans les veines.

Mais une nouvelle forme de fentanyl, une poudre importée de Chine par la route du Pacifique, sévit en Amérique du Nord. Beaucoup plus puissante que les autres opioïdes, elle est utilisée comme produit de coupe pour l’héroïne par les dealers, afin de rendre les clients plus dépendants.

En mai 2014, le Québec a fait face à une quinzaine de décès en un mois. Ces morts étaient soit liées à une héroïne trop puissante, soit à un produit contaminé au fentanyl. Mettre du fentanyl dans la drogue que l’on vend est extrêmement dangereux et peut conduire à un arrêt respiratoire potentiellement fatal.

Mais depuis peu, l’Amérique du Nord se retrouve face à un nouveau phénomène : certains consommateurs recherchent désormais du fentanyl en poudre afin de s’en injecter volontairement. Ceci est révélateur de l’ampleur du problème que représente cette drogue.


La méthamphétamine

En 2017, la méthamphétamine, souvent abrégée en « meth », était la troisième drogue la plus saisie par les autorités au Québec, après le cannabis et la cocaïne. Elle est par ailleurs utilisée comme produit de coupe dans la cocaïne, car elle est moins coûteuse et que ses effets disparaissent moins rapidement. On en trouve en outre dans tous les saunas à Montréal, et sa consommation est en hausse ces dernières années.

Cette drogue agit comme un stimulant sur le cerveau; ses consommateurs recherchent son action énergisante et euphorisante. On la retrouve souvent dans les festivals de musique électronique, puisque ses effets durent longtemps.

Certaines personnes s’en servent de surcroît comme stimulant sexuel, afin d’augmenter le plaisir ressenti et d’être plus performantes.

La méthamphétamine peut aussi provoquer de l’anxiété, de la paranoïa, des hallucinations, ou encore une perte de poids ou une détérioration de la peau. C’est une drogue dangereuse qui, à long terme, peut avoir des conséquences importantes.

La dépendance peut s’installer rapidement. Certains toxicomanes perdent leur emploi, leur famille, à cause de leur consommation qui prend une place trop importante dans leur vie.

Il est cependant possible d’arrêter la méthamphétamine. Chez l’organisme Rezo, il existe un groupe de consommateurs désireux de mettre un terme à leur accoutumance appelé Crystal Meth Anonymes. La rechute peut faire partie de la désintoxication, mais pour arrêter, il vaut mieux être accompagné par un intervenant qui s’y connaît en matière de toxicologie. Si la consommation est liée aux performances sexuelles, il peut aussi être utile de consulter un sexologue. Il n’existe aucune méthode magique pour parvenir à arrêter, mais avec du soutien, s’affranchir est possible.

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