La rubrique Poésie et littérature de Reflet de Société est un espace essentiel dédié à la parole littéraire, à la création poétique et à la réflexion autour des multiples formes que prennent les textes d’aujourd’hui. Elle invite les lecteurs à découvrir une diversité d’expressions qui racontent les réalités, les identités et les questionnements propres à notre époque, tout en valorisant la richesse culturelle du Québec et de la francophonie.
Ici, la littérature est envisagée comme un moyen puissant de compréhension du monde, un outil pour interroger la société, explorer les complexités humaines, et parfois même provoquer le changement. La poésie et la littérature sont donc envisagées comme des formes vivantes, qui dialoguent avec l’actualité, les luttes sociales et les enjeux identitaires.
Nous prendrons le temps ici de croiser portraits d’auteurs, analyses de recueils, extraits de textes, chroniques littéraires et réflexions sur les grands thèmes qui traversent la création. On y trouve des voix bien établies, des talents émergents, mais aussi des démarches indépendantes et communautaires. Cette diversité permet à la rubrique de refléter les multiples facettes d’un univers littéraire en mouvement, où la langue se réinvente et se transforme.
Les auteurs publiés dans Reflet de Société ne racontent pas seulement des histoires ; ils portent des voix qui interpellent, dénoncent les injustices, et témoignent des expériences parfois invisibilisées ou marginalisées.
Cette approche fait écho à la vocation même du média, qui vise à donner un reflet des réalités sociales, économiques et culturelles. En ce sens, la littérature devient un levier pour comprendre les enjeux contemporains et pour encourager le dialogue entre les différentes communautés qui composent le Québec.
Pour les lecteurs, c’est une occasion unique de plonger dans des univers variés, d’élargir leurs horizons, et de développer un regard plus sensible sur les mots et leurs pouvoirs.
Hommage à Michèle Lalonde
Michèle Lalonde est une poétesse, dramaturge et essayiste québécoise décédée en pleine pandémie, le 22 juillet 2021. Ses ouvrages se concentrent sur l’identité québécoise.
Elle a écrit le fameux poème Speak White en 1968, créé dans le cadre des récitals Poèmes et chants de la résistance qu’elle lut à La Nuit de la poésie en 1970. Le titre rappelle l’injure utilisée par les anglophones contre les francophones du Canada quand la langue française était utilisée en public.
Au cours des années 1960, elle participe à la revue Liberté en compagnie de Fernand Ouellette, Jacques Godbout, André Belleau, Yves Préfontaine et Hubert Aquin.
Vendredi 24 mars 19h jusqu’à 1h du matin.
Amélie Prévost est comédienne de formation et se démarque rapidement sur la scène slam montréalaise par sa prestance indéniable et ses textes percutants.
Amélie est également interprète et co-écrit le spectacle Fol Ouvrage (Torcher des Paillettes), qui continue de se promener à travers le Québec.
Il y a aussi eu ses deux recueils de poésie : Corps flottants et Kamikaze du vendredi qui se présentaient sous la forme de spectacle littéraire. Un exercice qu’elle connait bien, notamment parce qu’elle participe régulièrement à la création et à l’écriture de plusieurs spectacles de poésie performée et des pièces de théâtre.
Sarah Khilaji se définie si joliment comme une véritable garocheuse de paillettes. Et quand elle n’est pas occupée à pitcher des résidus de diamants sur le monde qui l’entoure, Sarah Khilaji est également une artiste de la parole engagée, une slameuse, une médiatrice culturelle et une intervenante psycho-sociale.
Aussi, elle cumule plusieurs années comme intervenante dans des milieux communautaires et s’implique dans l’élaboration et la création de différents projets d’arts alliant à la fois la poésie, les rencontres interculturelles et intergénérationnelles.
Elle donne notamment des ateliers d’écriture dans différents organismes communautaires afin d’offrir un espace de parole inclusif et sécuritaire pour toutes personnes ayant besoin de s’exprimer.
Sarah a permis à toute une communauté poétique de se réunir pendant la pandémie avec sa soirée virtuelle : Des mots dans le salon.
Les mots et la voix de Sarah Khilaji savent apaiser comme un ressac de bord de mer. Venez donc vous mettre un peu de baume de beauté sur l’âme en écoutant ses paroles, votre cœur vous remerciera.
Crédit photo : Julie Langenegger
Après avoir publié deux recueils de poésie (Le Ventre des volcans et Les secrets de l’origami), Gabrielle Boulianne-Tremblay a signé chez Del Busso, qui a édité le roman auto-fictif La fille d’elle-même, qui reçoit le Prix des libraires du Québec avant d’être bientôt traduit en version anglaise, puis adaptée pour la télévision.
Gabrielle Boulianne-Tremblay a été en causerie publique et séance signature au Salon du livre LGBTQ de Montréal.

Crédit photo : Mario Savoie
Jean-Paul Daoust est un vétéran de la scène poétique québécoise et infatigable créateur depuis un demi-siècle.
Sa bibliographie donne presque le vertige : avec une soixantaine de titres (théâtre et roman, mais surtout recueils de poèmes) et une myriade de prestations en tout genre, Jean-Paul Daoust pourrait prétendre à une bien légitime retraite définitive. On le retrouve à la radio de Radio-Canada les vendredis.
Mais non : une fois de plus, il remontera sur la scène pour La Nuit de la poésie 2023 le 24 mars prochain à la Maison de la Culture Maisonneuve.
Qui ne connait pas Raôul Duguay ?
Prolifique poète depuis les années 1950, il est associé au groupe musical L’infonie à la fin des années 1960 et aura une fulgurante carrière politique comme éphémère candidat du Parti Rhinocéros à Longueuil.
On se souvient de son célèbre tricycle géant, sur lequel il est apparu sur scène pour clore la mythique Nuit de la poésie de 1970, aux côtés de Gaston Miron, Pauline Julien, Roger Des Roches, Nicole Brossard et autres d’autres grands poètes du Québec. Et sur l’ensemble de sa carrière, Raôul Duguay a compté être monté exactement 3333 fois sur scène…
C’est avec enthousiasme qu’il a répondu à notre invitation de se joindre à une nouvelle célébration poétique et festive autant que commémorative que transgénérationnelle. On reconnait bien là l’inspiration perpétuelle qui l’habite… à Ti-Bi !
Donc, 53 ans moins 3 jours après avoir clôturé la Nuit de 1970, cet infatigable poète demeuré éternel jeune homme sera avec nous sur la scène de la Maison de la culture Maisonneuve.
Bref, la Nuit blanche Hochelaga-Maisonneuve (25 février 2023)
Jean-Paul Daoust, Sylvain Turner, Jean-Simon Brisebois, Raymond Viger et leurs invités prennent place sur la scène du Bistro le Ste-Cath samedi 25 février 2023.
Jean-Paul Daoust et Raymond Viger ouvriront le bal. Notre doyen des poètes chroniqueurs à la radio de Radio-Canada fera la lecture de son poème Pourquoi j’écris. Ce texte a su influencer M. Viger qui a écrit son propre poème avec le même titre.
Une programmation de 18h à 1h30 du matin est offerte. Entre chaque bloc, une période de micro-ouvert permettra au public de prendre sa place et de s’exprimer.
- de 18h à 19h : Ouverture avec Jean-Paul Daoust et Raymond Viger.
- de 19h à 19h30 : Micro-ouvert sous la présidence de Jean-Paul Daoust.
- de 19h30 à 21h00 : Sylvain Turner et ses invités, les poètes Mario Cholette, Stéphane Despatie et Zoe Saurais-Empereur rendront hommage aux poètes de la contre-culture (Vanier, Francoeur, Straram et compagnie). Ils liront aussi des textes de leurs œuvres respectives. Un invité de marque se joindra à eux, nul autre que Lucien Francoeur, une figure incontournable de ce courant artistique et culturel.
- de 21h00 à 21h30 : Micro-ouvert sous la présidence de Sylvain Turner.
- 21h30 à 23h00 : Jean-Simon Brisebois, poète qui prépare son 12e recueil. Inspiré par un de ses amis, feu Roger Tabra, ses invités se situent en poésie qu’en musique Gilles Boycut Bergeron, L’enfant poète, Tan Marc, Myra Lowe, Audrey Lachance.
- de 23h à 23h30 : Micro-ouvert sous la présidence de Jean-Simon Brisebois.
- de 23h30 à 1h30 : Jam Session et poésie musicale.




