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Enquête sur l’usage des réseaux sociaux par les aînés : Anne, 78 ans, témoigne

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Anne est née en 1942. Mariée depuis 1965, elle a porté plusieurs étiquettes professionnelles au cours de sa vie, dont celle d’antiquaire, qui était son activité principale. Elle utilise Facebook depuis 10 ans, et Instagram depuis 2 ans, juste pour être au courant de ce que fait son entourage. Elle est heureuse de pouvoir reprendre contact avec des amis d’enfance, ou de converser avec des individus qu’elle a perdus de vue.

Un texte de Sarah Langot – Dossier Internet

Une mise à jour compliquée

Maîtrisant l’art de la mécanographie depuis qu’elle a 20 ans, Anne a appris à se débrouiller seule. Pourtant, elle précise que certaines associations proposent des mises à jour, et qu’elle regrette de ne pas avoir fait de stage. Elle s’aide des jeunes qui l’entourent, sinon, elle tente de s’arranger seule. Par exemple, en ce moment, elle rencontre des complications avec ses albums sur Facebook. Elle préfère ne pas s’aventurer dans d’apprentissage de techniques qu’elle juge compliquées : quand elle ne comprend pas un élément, elle passe à autre chose. Elle attend d’avoir un jeune auprès d’elle pour lui donner certaines explications. Par ailleurs, elle n’utilise les réseaux sociaux qu’avec son téléphone qui, rappelons-le, est un gadget en constante évolution.

Les points positifs des réseaux sociaux 

Elle pense que les réseaux sociaux maintiennent un lien. Ils lui ont permis de retrouver des amis habitant à l’étranger et, grâce à Facebook, elle et ses amis peuvent s’échanger des vœux d’anniversaire et de bonne année. Elle aime aussi voir apparaître de beaux messages sur son mur lors de ces occasions, bien que cette pratique se fasse plus fréquemment sur Instagram de nos jours. C’est là que s’illustre l’écart générationnel. En outre, elle évoque la présence de groupes sur Facebook : elle fait référence à des associations comme « Les anciens de la Goulette ». Ces groupes permettent de se remémorer le passé, et ils entretiennent des traditions, selon elle. Elle vante également les groupes d’entraide qui permettent de retrouver un animal disparu ou d’aider quelqu’un à obtenir un travail, entre autres. Elle voit en ces groupes l’un des plus grands points positifs de Facebook. Enfin, Anne aime être rapidement mise au courant de l’actualité mondiale; elle voit cela comme une forme de transparence géopolitique.

Les points négatifs des réseaux sociaux

Anne se méfie grandement des fake news, et ne veut pas non plus fournir inconsciemment des données. Elle n’accorde aucune autorisation d’accès quand ses applications le lui proposent, et elle n’affiche plus la localisation de ses voyages comme elle le faisait avant. Un autre bémol, selon elle, serait la redondance de certains sujets politiques qui font débat. Elle pense que la politique et la religion n’ont pas leur place sur Facebook, car cela crée des discordes entre les individus. Elle ne supporte pas la critique de gouvernements, d’États ou de ministres. Elle a donc décidé de moins se rendre sur la plateforme, évitant au mieux les polémiques. C’est aussi pour cette raison qu’elle ne veut pas s’aventurer sur Twitter, réseau social connu pour être un lieu confrontant diverses opinions. Elle ne compte pas mettre de côté les réseaux sociaux dans un futur proche, mais s’inquiète des dérapages qui s’y déroulent . D’après elle, il est préférable de s’exprimer de manière physique à l’aide de sa gestuelle, car les commentaires de quelques lignes sont facilement mal interprétés.

Différence d’utilisation entre la nouvelle génération et les aînés

Contrairement à ce que nous pourrions penser, les réseaux sociaux sont loin d’être la chasse gardée des jeunes, selon Anne. Par ailleurs, elle trouve qu’ils passent trop de temps à les utiliser, alors que les aînés le font plus modérément.   Finalement, « nous ne sommes pas du tout ostracisés par les réseaux sociaux, c’est seulement que vous ne prêtez pas attention à nous, car nos conversations ne vous intéressent pas », souligne-t-elle. Elle explique que les aînés postent des photos de leur jeunesse, de leur pays, mettent en avant leurs origines, leurs coutumes et celles de leurs parents. Ils se donnent des recettes d’antan, celles des repas qu’ils partageaient à 25 autour d’une table. Anne conclut en disant : « Nous n’abordons pas les mêmes sujets, le langage des aînés sur les réseaux sociaux est moins superficiel que celui des jeunes ».

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