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Végétalisme : 2500 ans d’histoire

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Saviez-vous que l’un des premiers hommes à condamner les traitements barbares qu’on réserve aux animaux n’est ni plus ni moins que le mathématicien, astronome et musicien PYTHAGORE? Et oui, bien que le mouvement végane ne semble s’être constitué que récemment, ses racines plongent en vérité jusque dans la sagesse antique de cet illustre Ancien, il y a plus de 2 500 ans!

Un texte de Janick Langlais – Dossier Environnement

Pour bien comprendre

Le végétarien ne mange pas de viandes.

Le végétalien, quant à lui, est un peu plus strict que le végétarien, car au-delà du refus de consommer de la viande, il prône aussi la non-consommation de tout produit d’animaux comme le miel, les œufs, le lait…

Le végan, pour sa part, refuse l’utilisation de produits dérivés d’animaux comme le cuir, la fourrure, mais également les cosmétiques et produits d’hygiène (refus de la présence de produits animaux, de produits testés sur les animaux) et les objets provenant d’un animal (brosse à poils d’animaux…).

Genèse du mouvement

Les traces du végétalisme remontent, en France, jusqu’au début des années 20. Un certain Louis Rimbault fonda en 1923 la Coopérative Terre Libérée, à Tours, Val de Loire (près de Paris), qui prônait une mode de vie fortement marqué par le végétalisme, la non-violence et le retour à la terre. Ce n’est donc pas d’hier que cette école de pensée existe.

Être végan; une autre « mode »?

Depuis la dernière année, le végétalisme ainsi que le véganisme sont sur bien des lèvres et leur présence sur le web est de plus en plus importante.

Magazines et blogues de recettes véganes affluent de tous les côtés. Un des mots les plus populaires entrés dans les moteurs de recherche comme Google est le végétalisme. De plus, les restaurants et cafés véganes sont de plus en plus nombreux à ouvrir leurs portes dans la Métropole. En effet, il y en a 5 fois plus qu’il y a dix ans, soit 66 en 2015 contre 12 en 2010 et ce chiffre risque d’avoir augmenté durant les 5 dernières années.

Le végétalisme peut se pratiquer pour plusieurs raisons. Pour certains, ce n’est qu’une tendance que l’on suit, pour d’autres, c’est une question religieuse, éthique, économique, politique ou de santé. Pour la plupart des personnes véganes, ce n’est pas qu’un mode de vie alimentaire, mais plutôt

un mode de vie complet. Certes, le goût du jour peut encourager l’adoption de ce mode alimentaire, mais c’est dans l’idéologie entière que réside la pratique.

Un mode de vie

Mais au-delà du refus de consommer de la viande, il y a la défense des animaux et la volonté de s’opposer à la façon dont ceux-ci sont traités. L’humain a-t-il perdu toute connexion avec la nature et ses habitants? Traitons-nous les animaux comme de vulgaires produits qu’on emballe et empaquète? Que penser de ce que plusieurs médias nous ont montré concernant les conditions atroces du processus de gavage et de transformation?

Il y aussi les impacts négatifs reliés aux antibiotiques et hormones de croissance qui sont injectés aux animaux et qui se retrouvent dans notre organisme et qui ont, pour sûr, des conséquences directes sur notre santé.

Et que penser de toutes les conséquences telles que la grippe aviaire, le SRAS…?

Enjeux environnementaux et conscience sociale

Il ne faut surtout pas oublier le côté environnemental et le changement social que ce mode de vie défend. Le végétalisme est également employé comme « action directe » par beaucoup d’activistes pour dénoncer les abus de notre société capitaliste. Il s’agit là d’entamer une réflexion sur notre mode de vie actuel, sur l’exploitation de l’environnement et des animaux au profit du capitalisme pur et dur qui enrichit une infime poignée de milliardaires (le fameux 1%).

Pourtant, il y a près de 8 milliards d’êtres humains sur la Terre et tous ne mangent pas à leur faim. Les cultures agricoles ont peine à subvenir aux besoins des populations et dans quelques décennies, elles auront atteint leur capacité maximale de production. Il est impératif que nous trouvions des alternatives et fassions des changements majeurs dans notre mode de vie.

Un des gros problèmes de la consommation de viande se situe dans toutes les ressources dévolues à l’élevage du bétail. Il faut savoir que cette activité requiert à elle seule le tiers des cultures des terres arables et 60 % des céréales produites dans le monde. Des milliers d’hectares, soit 26% des terres de la planète, sont consacrés à l’élevage. Ajoutons à cela les océans qui se vident littéralement et dont les ressources en poissons et crustacés seront épuisées dans moins de 20 ans. Il y a là un évident manque de logique. De toute évidence, de graves dangers découlent de ce mode alimentaire.

Nourrir l’homme et non la bête

Manger différemment (moins de viande et plus de céréales, de fruits et de légumes) permettrait d’utiliser plus de terres arables pour nourrir l’homme au lieu des animaux d’élevage. Les chercheurs mentionnent que l’on pourrait atteindre un rendement de 50% au lieu des 33% actuels.

Certes, on ne peut pas arrêter de manger, mais on peut manger mieux et surtout, moins et différemment. En effet, selon une étude des pays membres de l’OECD, plus d’un adulte sur deux est en surpoids ou obèse et près d’un enfant sur six partage cette condition.

Dans un monde où les profits sont plus importants que les gens, il n’y a pas de recette miracle. Néanmoins, si chacun met la main à la pâte, on peut accomplir de grandes choses, même sur une base individuelle. L’avenir nous forcera à effectuer des changements dans nos habitudes de vie. Nous avons, certes, déjà commencé; certains recyclent, d’autres récupèrent leurs matières organiques, réduisent leur empreinte carbone et environnementale. Et vous, voulez-vous contribuer?

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