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Violence conjugale

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La violence conjugale est un moyen choisi pour contrôler l’autre personne et affirmer son pouvoir sur elle. Au Canada, en 2016, 40 577 personnes ont reconnu être victimes de crimes commis par leur conjoint ou ex-conjoint. Saviez-vous que jusqu’à la fin des années 1960, la violence conjugale était considérée comme un problème privé ? Il faut attendre le début des années 1970 pour que les premières maisons d’hébergement fassent leur apparition, mais c’est à partir des années 1990 qu’elles vont être reconnues et obtenir un financement adéquat.

Un texte de Enora Perez – Dossier Santé mentale

Pour mieux comprendre

La violence conjugale existe sous plusieurs formes. La violence physique est la plus visible et se manifeste par des coups, des blessures, ou toutes sortes d’actions pouvant aller jusqu’à l’homicide. La violence psychologique, souvent plus subtile, se repère par une dévalorisation de l’autre sous forme d’attitudes ou de propos méprisants à son égard. Elle porte atteinte à l’estime de l’autre et va parfois jusqu’à l’isoler. Elle est bien souvent accompagnée par la violence verbale, où la victime va avoir droit à des insultes, des hurlements, des sarcasmes ou encore des propos dégradants. La violence sexuelle est la plus taboue et la moins dénoncée puisque l’agresseur se sert de la sexualité pour dominer sa victime au moment le plus intime. Pour terminer, la violence économique consiste à exercer une emprise en privant la victime et le foyer des ressources financières qui sont nécessaires à son bon fonctionnement.

On trouve souvent l’expression « cycle de la violence conjugale » en se penchant sur le sujet. Il est alors question d’agressions commises de façon répétée dans un contexte conjugal. Ce cycle récurrent comporte quatre phases qui marquent une gradation inéluctable. Vécues différemment par la victime et l’agresseur, ces quatre phases, sont la tension, l’agression, la justification et la réconciliation. Il est souvent difficile pour les victimes de se sortir de ce cycle parce qu’elles ressentent de la peur et de la culpabilité. En outre, elles craignent le jugement de leurs proches, l’isolement social ou encore des représailles. En effet, plus de 70% des meurtres conjugaux surviennent après que la victime ait mis un terme à la relation puisqu’à ce moment-là, l’agresseur n’a plus rien à perdre.

Il peut s’avérer éprouvant pour les proches d’être témoins d’une situation de violence conjugale. Dans ce genre de contexte, l’important est de rester présent dans la vie de la personne éprouvée et de lui apporter son soutien, afin de l’aider à se faire sa propre idée de la situation. Elle aura également besoin de reprendre confiance en elle-même, mais seule elle peut décider de quitter son partenaire, en ayant conscience des risques.

Des victimes occultées

Les violences conjugales concernent tout le monde, peu importe la race, la religion, les revenus ou le milieu d’études. La plupart des gens pensent que cette violence touche seulement les femmes. Ce n’est pas le cas. Des hommes en sont victimes, et il est reconnu que des femmes peuvent exercer de la violence sur leur partenaire. Étant donné que moins d’hommes subissent ce genre de violence et qu’ils ont moins tendance à porter plainte, ce sujet est encore assez peu documenté. Cette tendance s’explique par le fait qu’il est mal vu pour un homme de se faire battre par sa femme, puisque sa virilité est remise en cause.

Beaucoup d’études sont menées sur la violence conjugale, mais concernent encore majoritairement la violence subie par les femmes. Au Canada, en 2018, 144 femmes ont été victimes d’homicides. 53% d’entre elles étaient en couple. Et les hommes ? En raison de données insuffisantes, il est impossible de donner un chiffre exact. Il est certain qu’ils subissent aussi des violences, mais le sujet est encore tabou. On sait cependant qu’en France, 28 hommes ont succombé sous les coups de leur conjointe ou ex-conjointe en 2018 pour 121 femmes. Ils constituent environ 20% des victimes de violence conjugale dans ce pays.

SOS violence conjugale

SOS violence conjugale a été créé en 1987. Il s’agit d’une ligne téléphonique disponible 24h sur 24 et sept jours sur sept. Elle offre aux victimes de violence conjugale un service d’accueil, d’évaluation, d’information, de sensibilisation, de soutien et de référence, bilingue, gratuit, anonyme et confidentiel.

Lors d’un appel, l’intervenante commence par accueillir chaleureusement la victime et s’assurer de sa sécurité. Si la personne n’est pas en sécurité, elle l’accompagne et lui propose différentes ressources pour assurer sa sécurité. Si la personne est en sécurité, l’intervenante va évaluer ses besoins et réfléchir à la meilleure façon d’y répondre. Les intervenantes vont tout faire pour mettre leur interlocuteur en confiance. Elles conseillent également les proches des victimes.

Même si la violence conjugale est globalement en baisse au Canada, beaucoup continuent à la subir. La violence conjugale peut entraîner des syndromes post-traumatiques chez la victime et ses enfants. Si vous êtes dans cette situation ou que vous connaissez quelqu’un dans cette situation, appelez SOS violence conjugale au 1 800 363-9010.

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