Quarante étés au rythme de l’Afrique

Oumou Diakité | Dossier Culture

Pendant treize jours, Montréal vibrera une fois de plus au son des musiques d’Afrique, des Antilles et d’Amérique latine. Du 7 au 19 juillet prochain, le Festival international Nuits d’Afrique célèbrera sa 40e édition, un anniversaire qui confirme la place incontournable qu’occupe désormais l’événement dans le paysage culturel montréalais.

Dévoilée lors d’une conférence de presse tenue récemment à Montréal, la programmation 2026 promet un voyage musical à travers les continents, tout en soulignant quatre décennies de découvertes, de rencontres et de célébration de la diversité culturelle.

Une aventure née en 1987

Fondé par Lamine Touré et les Productions Nuits d’Afrique, le festival voit le jour en 1987 avec l’ambition de faire découvrir au public québécois les musiques d’ascendance africaine alors peu présentes dans les grands circuits culturels. Au fil des années, l’événement s’est transformé en l’un des plus importants rendez-vous consacrés aux musiques du monde en Amérique du Nord.

Aujourd’hui, Nuits d’Afrique accueille chaque année plus de 700 artistes provenant d’une trentaine de pays. Le festival est devenu une véritable vitrine pour les artistes émergents comme pour les figures établies des scènes africaines, caribéennes et latino-américaines.

Au-delà de la musique, l’événement contribue depuis quarante ans à faire de Montréal un lieu de rencontre entre les cultures. Dans une métropole où cohabitent des communautés venues des quatre coins du monde, Nuits d’Afrique s’est imposé comme un espace de dialogue, de transmission et de célébration des identités multiples qui composent le Québec contemporain.

Une programmation anniversaire

Pour cette 40e édition, les organisateurs proposent une formule qui a fait ses preuves : une programmation en salle répartie dans plusieurs lieux montréalais ainsi qu’une importante programmation extérieure gratuite au cœur du Quartier des spectacles (et notamment la fameuse scène Desjardins).

Quarante étés au rythme de l’Afrique
L’humne de la 40ème édition de Nuits d’Afrique (Crédit photo Oumou Diakité)

Parmi les artistes annoncés figurent notamment les formations et artistes internationaux Guiss Guiss Bou Bess, Kanazoé Orkestra, Systema Solar, Labess ainsi que plusieurs artistes établis ou émergents de la scène montréalaise.

Les festivaliers pourront également assister à plusieurs séries de concerts thématiques présentées dans différentes salles de la ville, notamment au Club Balattou, au Gesù, au Théâtre Fairmount, au National, au Ministère et au MTelus.

L’édition 2026 mettra aussi de l’avant plusieurs activités gratuites qui font la réputation du festival : le Village Nuits d’Afrique, le Marché Tombouctou, les ateliers de danse à ciel ouvert, les spectacles extérieurs, le Cabaret Nuits d’Afrique, la Promenade des saveurs ainsi que le Village des enfants.

Plus qu’un festival

Si Nuits d’Afrique attire chaque été des centaines de milliers de festivaliers, son importance dépasse largement le cadre musical. Depuis quatre décennies, l’événement participe à la reconnaissance des artistes issus des diasporas africaines, caribéennes et latino-américaines tout en favorisant les échanges interculturels.

Dans un contexte où les questions de diversité, de représentation et de dialogue entre les communautés occupent une place croissante dans l’espace public, le festival continue de jouer un rôle rassembleur.

Quarante ans après sa création, Nuits d’Afrique demeure fidèle à sa mission première : faire découvrir des cultures, créer des ponts entre les peuples et rappeler que la musique demeure l’un des langages les plus universels.

Le Festival international Nuits d’Afrique se tiendra du 7 au 19 juillet 2026 à Montréal. Est-ce que vous irez ?

En haut : Conférence de presse pour les Nuits d’Afrique. (Crédit photo : Oumou Diakité)


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Oumou Diakité
Oumou Diakité
Oumou Diakité est journaliste, auteure et créatrice de contenus basée à Montréal. Issue d’une formation en communication plurimédia (IGC Business School) et détentrice d’un DESS en journalisme de l’Université de Montréal, elle développe une écriture à la croisée du documentaire, du narratif et de l’engagement social pour ses travaux journalistiques. Elle débute dans les domaines de la communication digitale et du marketing éditorial en 2022, notamment en tant qu’assistante marketing digital chez Ouest-France. Parallèlement, elle affine son identité de rédactrice engagée au sein du média Les Raisonné.e.s, où elle conçoit des campagnes centrées sur des enjeux de responsabilité sociétale, identitaire et environnementale. Elle y développe une approche sensible du branding éditorial en mobilisant des techniques d’écriture narrative et inclusive. Dès 2022, Oumou Diakité est nommée journaliste éditorialiste pour Metaverse Tribune, où elle couvre des événements professionnels, mène des entretiens et développe de nouveaux formats numériques. Elle rejoint en mai 2025 l’équipe de Reflet de Société / Journal de la rue comme journaliste terrain en traitant des sujets liés à l’inclusion, à la précarité et à la jeunesse, dans une perspective humaine et sociale. Et il y a bien d’autres thématiques. Auteure du recueil de nouvelles Journal (im)personnel publié aux éditions Le Lys Bleu, Oumou explore la scène artistique en signant une adaptation théâtrale de ce texte jouée à Montréal. Elle dirige en parallèle racont ars, un média personnel où elle documente, à travers reportages et portraits, les récits de vie et les mondes imaginaires souvent absents des grands circuits médiatiques. Oumou Diakité maîtrise le français (langue maternelle), l’anglais et l’espagnol (niveaux intermédiaires), sait lire et écrire l’arabe.

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