
Un vieux loup au crépuscule – Dans son livre The Wolf at Twilight, l’auteur américain Kent Nerburn accompagne un vieil « Indien » lakota dans son voyage « au pays des fantômes et des ombres ». Dans ces pages, le vieil homme transmet ses réflexions et ses connaissances à l’écrivain blanc qui les note.
Normand Charest | Dossier Autochtone
À propos d’éducation, il dit des choses que l’enfant en nous approuve. Pensez-vous, dit-il en substance, que les petits enfants veulent étudier assis sagement dans des écoles ? Ils le font plutôt en observant tout ce que leur offre la nature, y compris l’exemple des adultes qu’ils tentent d’imiter. Car c’est de cette manière qu’ils apprennent.
Plus loin, il ajoute que le Créateur a donné à chaque peuple des talents qui leur sont propres. Aux Blancs, celui de noter les choses dans des livres. Aux Indiens, le talent d’écouter la nature. « Ce sont des talents différents, tout comme il y a différentes façons de comprendre le Créateur… Voudrais-tu détruire les voies particulières des autres peuples ? Je ne pense pas, parce qu’alors tu détruirais une partie de la vérité du Créateur. »
À l’auteur qui lui dit que ce sont de fort belles paroles, il répond : « Tout ce qui est vrai est beau, parce que tout ce qui est vrai vient du Créateur »… Qui peut dire qu’il ne s’agit pas là d’une grande sagesse ? Qui peut dire que cette pensée est primitive ?
Un retour à nos origines : « Vous avez déjà pensé ainsi, mais vous l’avez oublié »
Si chaque peuple a reçu un talent particulier, il faut bien constater que beaucoup l’ont déformé en cours de route. Il revient à chacun de retrouver son talent oublié. C’est vrai pour chaque individu et pour chaque peuple. Pour cela, nous devons chercher, observer, écouter en nous et autour de nous.
Et des propos sages comme ceux que nous venons de lire peuvent nous inspirer, dans notre recherche de valeurs plus profondes et durables. Parfois, ils nous font remonter à nos origines, d’avant la grande évolution technologique et matérialiste, alors que nous étions encore proches des valeurs naturelles.
Déjà durant l’enfance, nous nous sentions attirés par les histoires d’Indiens qui peuvent lire dans les traces des animaux. Et les contes nous fascinaient, dans lesquels les animaux et les humains se parlaient et se comprenaient, comme des frères. Ainsi que les initiations par lesquelles le garçon devait trouver son nom d’adulte, ainsi que sa mission dans cette vie.
Car l’enfant en nous est proche de ces premiers âges de l’humanité. Et il nous guide dans ce retour vers un lien plus fort avec la nature, et avec notre Créateur. Un lien d’amour et de respect. Si ce n’est déjà fait, nous trouverons alors notre vraie place dans l’univers. À la fois plus modeste et plus grande.
Comme le dit le vieil homme du livre, « laisse cette pensée faire une petite pause en toi, le temps que tu puisses l’observer » et y réfléchir.
Références
- Le livre cité et librement traduit ou paraphrasé : Wolf at Twilight…
Je lis des histoires autochtones
Histoire des pensionnats autochtones
Survivre aux pensionnats autochtones
Pensionnats autochtones et clergé

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